[Interview] Daniel Mat - Au-delà de la lumière

Bonjour à tous, je vous retrouve aujourd'hui avec l'interview de Daniel Mat, auteur du roman Au-delà de la lumière ! 

- Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs ?

Bonjour lecteurs !
Je m’appelle Daniel, j’ai 37 ans et je viens de Suisse.
Après une dizaine d’années d’enseignement à l’école primaire, j’ai décidé de diminuer mon temps de travail pour me consacrer davantage à l’écriture.
En ce moment, je suis d’ailleurs en congé sabbatique, afin de soutenir la sortie de mon premier roman, et de travailler au maximum sur les suivants.


- Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?

J’ai toujours adoré les histoires. Que ce soit à travers les livres, les films/séries, les jeux vidéo ou autres.
C’est assez naturellement, depuis très jeune, que j’ai eu envie d’en raconter moi aussi.
Pour le moment, je me concentre sur l’écriture de romans. Mais j’espère avoir l’opportunité d’explorer d’autres formes narratives à l’avenir.

- Pour un premier roman, pourquoi avoir choisi la science-fiction ? D’écrire pour les jeunes adultes ?

Ce n’était pas vraiment un choix intentionnel. Je pense que la plupart de mes idées se retrouvent dans les genres imaginaires car ce sont ceux que je consomme le plus.
Pour ce qui est du public jeune adulte, là aussi, il s’est justifié par les personnages et les enjeux de l’histoire que j’écrivais. Ce n’était pas prémédité.
Les genres, les publics… Je comprends bien l’intérêt des classifications dans notre industrie et elles me sont très utiles en tant que lecteur. Mais en tant qu’écrivain, j’y accorde assez peu de réflexion.
J’essaie surtout d’écrire de bonnes histoires qui divertiront les lecteurs, quels que soient leur âge ou leur genre favori.

- Votre héros se construit petit à petit au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, pourquoi l’avoir voulu comme ça ?

David est un personnage plein de certitudes au tout début de l’histoire. Il pense savoir ce qui est mieux pour lui et surtout pour sa petite amie, Théa.
Lorsque celle-ci disparaît, c’est son monde entier qui vole en éclat. David est secoué jusqu’au plus profond de son identité, car cette dernière était bâtie autour de sa relation.
Son véritable défi, au fil de son enquête pour retrouver Théa, sera de se reconstruire de façon indépendante. Et, par conséquent, d’accepter l’indépendance des gens qui l’entourent.
Pourquoi l’avoir voulu comme ça ? Je ne sais pas trop. J’aime les personnages brisés ! Ce roman en propose une belle collection.

https://www.leslecturesdemylene.com/2019/10/au-dela-de-la-lumiere-daniel-mat.html


- Le monde dans lequel les personnages évoluent est une ruine du nôtre, quel message avez-vous voulu faire passer ?

Plus qu’un message, je crois que le cadre d’Au-delà de la Lumière porte avant tout les thématiques centrales à l’histoire qui s’y déroule. Il y a eu une chute, une destruction, une « mort » du monde que nous connaissons, puis un retour à la vie. Un « Redressement », comme je le nomme dans le roman.
Symboliquement, on y retrouve le principe de la métamachie, et ses compétiteurs qui meurent puis reviennent à la vie. Mais ils ne sont pas inchangés.
Ni les combattants ni le monde ne se relèvent sans conséquence. Et celles-ci peuvent parfois s’avérer beaucoup plus profondes qu’il n’y paraît…

- Est-ce que vous vous êtes inspiré de personnages de votre entourage pour créer David et compagnie ?

Inconsciemment, sans aucun doute. Certains éléments de ma vie et de mes expériences se retrouvent inévitablement dans mes histoires et mes personnages.
Cela dit, ce n’est pas intentionnel, et je ne m’en rends pas toujours compte avant de prendre du recul vis-à-vis de mon texte et de le relire.
Par exemple, je suis certain que ce n’est pas un hasard si j’ai écrit ce roman alors que mon père perdait son combat contre la maladie. En plus du lien thématique évident, je retrouve des parties de lui dans le père de Théa et dans celui de David.
Pourtant, je n’y ai jamais pensé en ces termes pendant l’écriture.

- Petit portrait chinois, si vous étiez :
o Une plante,
Le sapin. Précisément celui qui vit à côté de la maison familiale, celle de mon enfance, où je me sentirai toujours chez moi.

o Une boisson,
Dr Pepper. Que je bois très rarement, mais dont le goût m’évoque une nostalgie profonde que je ne comprends pas très bien.

o Un pays,
La Suisse. Dont les paysages me fascinent encore, même après y avoir passé toute ma vie.

o Un animal,
Le lapin. Pas toujours le plus familier, mais on s’y attache quand même.

o Un monument,
Stonehenge. Comme mon roman, ce lieu cache peut-être un mystère plus grand qu’il n’y paraît…

Un grand merci, Mylène, pour cette interview passionnante.
Bonne lecture à tous, et à bientôt !

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