Enfer blanc de Max Annas

Synopsis : Dans une Afrique du Sud encore hantée par l’apartheid, Max Annas tisse une intrigue où l’absurde côtoie le macabre sur fond de racisme, de repli communautaire et de peurs ancestrales. Un tohu-bohu hypnotique et sanglant, lauréat du prix du roman policier allemand.
C’est l’été, il est midi et Moses, jeune étudiant noir, n’aspire qu’à une chose : se poser chez lui avec sa copine et une bière bien fraîche. Sauf que sa vieille Toyota vient de le lâcher. Tout comme son portable. Seule option : franchir le mur d’une gated community pour trouver de l’aide. Mais dans ces résidences ultrasécurisées, où le seul fait d’être noir est suspect, le moindre faux pas peut avoir des conséquences terribles. Et Moses est sur le point de commettre sa première erreur.
À une rue de là, Nozipho et Thembinkosi, improbable duo de cambrioleurs, viennent de tomber sur un os : alors qu’ils visitent l’une des coquettes maisons de la résidence, les deux malfrats découvrent le cadavre encore tiède d’une vieille dame, caché dans un congélateur…
La souricière est en train de se refermer. Pour en sortir, il faut courir. Ou mourir.
Papier (189 pages) et numérique - Paru en octobre 2019 chez Belfond

Mon avis :
Force est de constater que je n'ai pas DU TOUT les mêmes gouts que les allemands. J'étais hyper curieuse de découvrir cette histoire et au final j'en suis ressortie totalement hermétique à ce que je venais de lire ou presque... Moses entre dans un quartier blanc sécurisé pour demander de l'aide à un ancien camarade quand sa voiture tombe en panne juste à l'entrée. Sauf que le camarade en question n'est pas là et les vigiles vont le prendre en chasse, n'acceptant pas un noir qui traine dans leur quartier. En parallèle, on a l'histoire aussi de deux cambrioleurs qui vont se retrouver pris au piège du même quartier et de personnages qui regardent tout ça de l'extérieur. Ce qui donne un récit de moins de 200 pages avec 115 chapitres (oui oui, la plupart font juste une page...), avec de nombreux narrateurs et une course contre la montre qui est certes addictive mais aussi passablement décousue. J'ai aimé le personnage de Moses qui fait tout pour s'en sortir, j'ai admiré sa capacité à rebondir et à essayer de se tirer de cette course poursuite, il est intelligent et sait que s'ils l'arrêtent, il risque de ne pas en sortir vivant et on est quand même curieux de voir comment tout ça va se terminer pour lui. L'auteur fait monter la pression jusqu'au moment où tout dérape et où l'intrigue devient un grand n'importe quoi. Résultat des courses, des morts dans tous les sens, plein de petites et grosses choses qui ne sont pas réglées et une lectrice qui referme son roman en se disant "tout ça pour ça?". Un coup dans l'eau vite oublié en clair...

En bref, le récit est trop court, avec trop de choses qui auraient mérité d'être développées et avec un "héros" bien malgré lui sympathique, j'attendais certainement bien trop de cette histoire qui s'est avérée décevante. Hormis quelques petites choses qui m'ont poussées à aller au bout et m'ont quand même plu comme Moses, aussi vite lu, aussi vite oublié !

Note : 12/20

A lire si vous aimez :
- les histoires très courtes, qui partent dans tous les sens et les courses contre la montre pour essayer de sauver sa peau.

Passez votre chemin si vous n'aimez pas :
- ne pas avoir de réponses à tout et quand c'est clairement brouillon...

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