Le grand nord, tome 1 : Amertume de Sarina Bowen

Synopsis : " Le goût amer des désillusions devient la saveur sucrée de l'espoir..."
Griffin Shipley, propulsé à seulement 27 ans, chef de famille, (chargé de sa mère, de ses trois frères et sœurs et d'un grand père gâteux), se retrouve à la tête de la ferme familiale dont il hérite. Il s'attendait à tout sauf à tomber sur celle avec laquelle il avait partagé quelques soirées torrides à l'université. Audrey quant à elle, n'avait pas la moindre envie d'atterrir dans ce coin perdu du Vermont.
Pourtant ces deux- là vont se retrouver par hasard sur le domaine familial de Griffin. Audrey missionnée par la grosse entreprise qui l'emploie, une chaine de restaurant, doit passer plusieurs jours dans la région. Elle séduit toute la famille du jeune agriculteur par sa bonne humeur et ses talents de cuisinière. Mais cinq ans après leur histoire ils ont beaucoup changé. La vie, les épreuves les ont fait évoluer. Trouveront ils à nouveau un terrain d'entente ?
Papier (394 pages) et numérique - A paraitre le 06/09/18 chez Hugo New Romance

Mon avis :
Bon alors clairement, j'ai adoré plonger dans cette histoire que j'attendais avec impatience depuis quasiment un an et je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir terminé. J'ai adoré les personnages, le contexte dans lequel l'autrice nous plonge et si certaines choses m'ont un peu "embêtée" au départ (je vous expliquerai un peu pourquoi à la fin de ma chronique, rien à voir avec le livre en lui-même), j'ai très vite été happée par l'intrigue et tout ce qui se passe dans la tête de Griffin et d'Audrey. L'alternance entre eux deux est parfaitement menée et on ne peut que leur souhaiter le meilleur. Audrey n'a pas forcément été gâtée dans son enfance, vivant sans père et avec une riche mère autoritaire qui n'entend pas que sa fille échoue. Elle a pourtant choisi sa propre voie en se dirigeant vers la cuisine et un métier qu'elle aime enfin. Sauf que rien n'est facile pour la jeune femme qui va se retrouver face à un monde essentiellement masculin. Et comme elle ne veut pas demander d'aide à sa mère avec qui les choses ne sont pas au beau fixe, elle va se battre pour s'en sortir. 

Et c'est à cause de son patron et d'une idée tout à fait louable au départ qu'elle va partir pour le Vermont négocier avec des producteurs l'achat de leur marchandise pour les restaurants les plus côtés de Boston. Sauf que la première ferme dans laquelle elle met les pieds est celle de Griffin qu'elle a connu de manière intime à l'université. Il a depuis beaucoup changé mais l'attirance entre eux est bien présente. Chacun pensait que l'autre pensait à autre chose ce qui leur a valu de s'éloigner à ce moment-là. J'adore l'enthousiasme de Griffin quand il parle de son exploitation, de ce qu'il produit et de la manière dont il le fait, il est passionné et passionnant et veut faire évoluer les pratiques mises en place par son père avant lui et d'autres générations. Il a une relation assez fusionnelle avec sa famille (qui est clairement géniale !!) et il va tout faire pour les aider, les protéger et leur donner le meilleur de lui-même. A chaque fois qu'ils parlent de nourriture j'avais la bave aux lèvres et j'aurais aimé pénétrer dans le roman et passer du temps en leur compagnie.

On avance donc dans leurs vies et dans leurs relations comme si on était parties prenantes de l'histoire, les personnages secondaires sont eux aussi géniaux et j'ai adoré Griff et la manière dont il tend la main à ceux qu'il aime et même à ceux qu'il ne connait pas. Si au départ il est pour le moins bourru avec Audrey, il va vite se rendre compte qu'elle ne le laisse pas indifférent. Sauf qu'ils ont des vies totalement opposées et l'un comme l'autre pensent qu'ils ne sont pas faits pour être ensemble alors que leur relation est fusionnelle. Cela nous vaut donc quelques moments de stress mais j'ai adoré la façon dont ils évoluent, cherchent ce qu'ils attendent vraiment de la vie, se posent des questions et vont au bout des choses. Ils sont aussi géniaux l'un que l'autre et on ne peut que s'attacher à eux de la plus belle des manières. Le final nous apporte toutes les réponses que l'on en attendait et même un peu plus et je suis curieuse de lire le roman suivant qui sera sur un nouveau couple. En tout cas j'ai passé un excellent moment dans le Vermont !!

En bref, j'ai adoré le contexte dans lequel nous plonge l'autrice, les grands espaces, la façon dont Audrey et Griffin sont tous les deux passionnés par leurs métiers et le fait qu'ils se donnent à fond pour ceux qu'ils aiment et veulent protéger. On ne s'ennuie pas une seule seconde avec eux, j'étais curieuse de voir quelles décisions ils allaient prendre, j'ai aimé les voir se tromper et essayer de réparer, j'ai aimé les voir se tenir à ce qu'ils ont décidé et j'ai adoré avoir l'impression de faire parti de cette chouette famille. Audrey y est intégrée d'une très jolie manière et on ne peut qu'avoir un immense sourire aux lèvres en refermant ce roman. Une belle aventure !

Note : 18/20

A lire si vous aimez :
- les grands espaces, les opposés qui s'attirent et les relations fusionnelles

Passez votre chemin si vous n'aimez pas :
- la campagne, l'agriculture, les levers à l'aube...

Pour en savoir plus et lire d'autres avis :
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NB : Je suis issue du monde agricole, j'y ai d'ailleurs toujours les deux pieds ou presque et j'ai été un peu "agacée" au départ par la façon dont l'autrice dépeint le monde du bio (même s'il y a plus que du vrai dans ce qu'elle dit et dans la philosophie de son personnage). Je suis ce qu'on pourrait appeler une "anti bio de masse", il faut savoir que bio de masse ne veut pas dire bon pour la planète et que ce genre de production a forcément un impact. L'utilisation massive de produits phytosanitaires autorisés dans ce genre de culture (parce que oui, bio ne veut pas dire qu'il n'y a pas de traitement) comme par exemple les bouillies à base de cuivre ont tendance à tuer totalement le sol et tous les micro organismes qui l'habitent. Le cuivre étant un métal lourd, les producteurs l'utilisant à forte dose quand la pression du milieu est telle que les maladies ne leur permettraient pas de ramasser un fruit ou un légume, vient se déposer dans le sol et le stériliser. Il a d'ailleurs été supprimé dans certains pays de l'UE (et il faut aussi savoir que les règles pour le "bio" ne sont pas du tout les mêmes dans le monde tout comme pour l'agriculture conventionnelle). Alors entendons nous bien, je suis aussi opposée à l'utilisation massive de produits phytosanitaires en agriculture conventionnelle mais je pense qu'il y a un juste milieu à avoir entre les deux pour que tout le monde, la planète, les plantes et le consommateur puisse avoir quelque chose de respectueux et de bon. Et que le producteur puisse vivre normalement de son travail (mais ça c'est encore un autre débat...) tout comme les consommateurs puissent manger à leur faim.

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